Georges
Georges, né le 23 septembre 1868 à Paris, est le fils aîné de Timoléon de Laubier et de Mathilde de Saint-Jours. Il a un petit frère prénommé Maxime.
Timoléon de Laubier, le père de Georges :
La famille de Laubier est une famille de notaires de la région melloise, dans les Deux-Sèvres. Le père de Timoléon, Aristide, après avoir été notaire à Melle devient avocat à la cour d’appel de Paris. Timoléon naît à Melle. Il perd son frère unique et aîné Maxime lors de la guerre du Mexique. Il part en Guadeloupe, à la Pointe à Pitre. À 41 ans il y épouse la jeune Mathilde qui a 27 ans. Une mésalliance apparemment, et un vrai mariage d’amour si l’on en croit le discours de l’abbé Belot, le cousin de Mathilde.
Mathilde de Saint-Jours, la mère de Georges :
Les parents de Mathilde habitent à la Pointe à Pitre. Ils décèdent jeunes et laissent Mathilde orpheline à l’âge de 12 ans.
Mathilde épouse Timoléon à la Pointe à Pitre en 1876.
Mathilde et Timoléon ont deux enfants, qui naissent tous deux à Paris : Georges et Maxime.
Georges fait des études d’ingénieur à l’ECP (École Centrale de Paris) puis est architecte.
Maxime est militaire.
Yvonne
Yvonne, née le 19 novembre 1869 à Paris, est la fille aïnée d’Alcime CADOU et Émilie LE GLOUËT.
Alcime CADOU, le père d’Yvonne :
La famille Cadou est d’origine Vendéenne, de Saint-Gilles-sur-vie, en face de l’île d’Yeu. Une famille de marins vraisemblablement. Au milieu du 18ème siècle Gilles, l’aïeul d’Yvonne, s’installe à Nantes où il est corsaire, capitaine de navire.
Son épouse décède en mettant au monde leur troisième enfant, et Gilles meurt tôt après. On ne sait pas qui s’est occupé de leurs enfants.
On retrouve la trace de leur fils Laurent (arrière-grand-père d’Yvonne) en Guadeloupe.
Voilà pourquoi le père (Alcime), le grand-père (Pierre) et l’arrière-grand-père (Laurent) d’Yvonne sont nés en Guadeloupe.
Alcime et sa sœur Laure rentrent en France métropolitaine et s’installent à Paris. Laure épouse Émile de Kératry (un breton), Alcime épouse Émilie Le Glouët (d’origine bretonne).
Émilie LE GLOUËT, la mère d’Yvonne :
Comme son nom l’indique, la famille d’Émilie est d’origine bretonne.
Le grand-père d’Émilie était maître d’école au Faouët, où il aurait été assassiné par les chouans. Son petit dernier, Jean-Mathurin, le père d’Émilie, n’a alors que 3 ans.
Jean-Mathurin Le Glouët fait ses études à Napoléon ville et embrasse une carrière militaire. Il est nommé au grade de Commandeur dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.
À l’âge de 53 ans il épouse Émilie Frémont, de 15 ans sa cadette. Elle est la fille d’Auguste Frémont, officier du 7ème Régiment de Dragons. Une famille de militaires…
Ils ont un seul enfant, Émilie, née donc à Paris (trois générations d’Émilie).
La petite Émilie est scolarisée à la Maison Impériale Napoléon de Saint-Denis.
Elle vit avec ses parents à Versailles jusqu’à ses 23 ans, quand elle épouse Alcime Cadou.
Alcime et Émilie s’installent à Fourmies, dans le nord de la France, où Alcime est percepteur des contributions. Ils ont 4 enfants : Yvonne, Daniel, Denise et André.
Yvonne et Georges se marient à Fourmies en 1892. Il a 23 ans et elle en a 22…
Georges et Yvonne
Georges réside à Paris, Yvonne, à Fourmies. Comment ont-ils pu se rencontrer ? Sans doute est-ce en relation avec la Guadeloupe, puisque le père d’Yvonne et les parents de Georges y ont vécu.
Quoi qu’il en soit Georges et Yvonne se marient à Fourmies, dans le Nord, le 23 Août 1892. Georges est âgé de 23 ans et Yvonne de 22 ans. Ils s’installent à Paris. Ils y ont leur premier enfant, qu’ils baptisent Maxime, en l’honneur du frère unique de Georges, Maxime, décédé 3 mois plus tôt.
Le frère de Georges a pour prénoms Marie Timoléon Maxime et son fils Marie Alcime Timoléon Maxime. À cette époque, l’ordre des prénoms dans les actes de naissance a changé. On ne met plus le prénom d’usage en dernier, mais en premier. L’ordre des prénoms de Maxime, le fils de Georges et Yvonne est donc inversé. Ceci aura son importance, à mon sens, vous le verrez plus tard.
Dans la famille de Laubier il y a eu 3 enfants prénommés Maxime sur 3 générations : L’oncle de Georges, frère unique du père de Georges, mort pendant la guerre du Mexique, le frère de Georges, mort pendant la guerre du Soudan, et le fils de Georges et Yvonne.
Georges et Yvonne vont s’installer à Roubaix, rue du Moulin.
Ils ont 5 autres garçons : Jean, Alcime, Christian, Michel et François.
Georges est architecte à Roubaix. On m’a dit qu’on voyait encore sur la façade d’une pharmacie, comme ça se faisait à l’époque, le nom de Georges de Laubier gravé dans la pierre.
Mais il est plutôt architecte de bâtiments industriels, bâtiments qui ne manquent pas à Roubaix, ville d’industrie textile.
Georges a conçu une maison au 8 rue Henri Bossut, maison que la famille ira habiter vers 1909. Il a construit d’autres maisons de la rue.
Ils ont également une maison de campagne à Locre, en Belgique.
Lorsque la guerre éclate, Georges a 45 ans, Yvonne 44
et les enfants Maxime 21 ans, Jean 17 ans, Alcime 15 ans, Christian 13 ans, Michel 10 ans et François 8 ans.
